Telecharger le Programme du Festival Afropixel #4

Dans la continuité de la précédente édition du festival dédiée aux biens Communs, en 2012, Afropixel#4 a concentré la réflexion sur ces concepts de biens communs, d’écologie, de ressources et savoirs partagés, d’art et de culture libre.

Pour cette nouvelle édition, Kër Thiossane a invité habitants du quartier, artisans, penseurs, créateurs, informaticiens, jardiniers, botanistes... du Nord et du Sud, à se rencontrer et à s’interroger sur cette notion de jardin de résistance, et d’En-Commun, à l’échelle de la planète mais également à l’échelle d’une capitale africaine comme Dakar.

Le jardin, selon la définition de Gilles Clément devra être ici entendu au sens large, puisqu’il implique tout le rapport que nous entretenons avec le vivant.

Dans le quartier de Sicap/Jet d’Eau, pendant un mois, du 6 Mai au 6 Juin 2014, des expositions, des installations, performances, débats publics, ateliers,… rythmeront la programmation du festival.

Les actions se sont déroulé autour du jardin partagé et du fablab, à l’intérieur de Kër Thiossane, à Supimax sur le site de la Biscuiterie ainsi que dans d’autres lieux du quartier et de la ville.

L’ensemble des événements étaient gratuits et libres d’accès à tous.


En écoute et téléchargement libre : "Afropixel", un titre réalisé au cours de l’atelier création sonore et musique libre par Assane Diop, Amara Cissé, Assane Diop, Stéphane Bassel (I Science), Mamadou Lamine Gueye (aka Nomila), Ba Mody, Abdelah Hassak (aka Dubsonium) :

MP3 - 6.2 Mo



PROGRAMMATION AFROPIXEL 2014


Créations / Résidences artistiques :

Fernando Arias / Mas Arte Mas Accion (Colombie)
de Fernando Arias
Vernissage le 12 mai - 19.00, Kër Thiossane


L’artiste Fernando Arias travaille entre Bogotá, la côte pacifique colombienne (Chocó) et Londres. À travers la vidéo, la photographie, l’installation et les actions, il explore la condition humaine. Les thèmes récurrents dans ses œuvres comprennent les conflits, la sexualité, la religion, les questions sociales et environnementales. 

Ses œuvres font partie de différentes collections dont Daros Amérique Latine (Zurich), Victoria & Albert Museum (Londres), Museo de Arte Moderno (Bogotá), Collection de Latin American Art de l’Université d’Essex… ses expositions personnelles ou collectives sont nombreuses, un peu partout dans le monde.

Pour la première fois en Afrique, au cours de trois semaines de résidence, Fernando Arias a proposé un travail autour de la notion de jardins de résistance, dans le cadre d’un processus collaboratif en interaction avec la population locale. Le fruit de cette résidence a été partagé à l’occasion d’un vernissage, le 12 mai à Kër Thiossane.


Boite à Désirs : vidéo installation interactive
Tiziana Manfredi & Marco Lena
(Italie - Sénégal)
http://www.vimeo.com/tizianamanfredi
12 – 16 mai 2014 – 19.00 / 22.00
13, 14, 17 mai – 13.00 / 19.00
Vernissage le 12 mai - 19.00, Kër Thiossane


L’installation “Boite à désirs” s’inspire des images du paysage urbain de Dakar, notamment des vendeurs ambulants d’oiseaux que les Dakarois achètent et libèrent de leur cage en leur soufflant leurs vœux ou leurs désirs. L’installation interactive permet au public de libérer virtuellement un oiseau et de recevoir en échange des images oniriques et évocatrices des désirs secrets de la population dakaroise. L’installation est présentée à Kër Thiossane, entre le 12 et le 17 mai.

Marco Lena et Tiziana Manfredi vivent à Dakar. Au delà de leurs pratiques artistiques personnelles, ils participent à de nombreux projets consacrés à la création et la réalisation d’images et aux documentaires.


l’Afro-Pixel : monnaie alternative
Mansour Ciss
(Sénégal - Allemagne)
http://www.culturebase.net/artist.php ?937


Mansour Ciss, à travers son Laboratoire de Déberlinisation, emprunte depuis des années le langage de l’économie pour développer un concept culturel : l’Afro, une monnaie unique africaine, faisant de son œuvre un support artistique qui pose des questions économiques et politiques de fond.

À l’invitation de Kër Thiossane, Mansour Ciss a réalisé une monnaie alternative utilisable à l’échelle du quartier, notamment autour du fablab et du jardin.

Apparentée à une nouvelle forme de troc ou de carte de fidélité, cette monnaie peut favoriser les échanges de services ou de biens. C’est une démarche sociale, pour la mise en place d’une entraide collective entre habitants à l’échelle d’un quartier. Cette monnaie est aussi œuvre.


Création sonore
Abdelah Hassak (Opentaqafa Casablanca, Maroc) + musiciens sénégalais
http://www.soundcloud.com/dubosmiumh
9 – 14 mai
Kër Thiossane


Organisée en collaboration avec la structure marocaine Opentaqafa, cette résidence réunit l’artiste musicien marocain Abdelah Hassak et des artistes de la scène contemporaine sénégalaise, ouverts à la création sous licence libre, pour une sensibilisation aux droits d’auteurs alternatifs non restrictifs et l’utilisation des modalités de téléchargement et de remix libres.

À l’issue d’une semaine de création collective, autour des musiques électro-acoustiques assistées par ordinateur, une compilation “Free Share Africa” sera prochainement publiée sous licence Creative Commons et proposée au téléchargement. Le résultat de cette collaboration entre artistes sénégalais et marocains a été également restitué lors de la soirée du 16 mai.

Cette résidence a été clôturée par une table ronde ouverte à tous les musiciens et réalisateurs sénégalais, au cours de laquelle les netlabels et le streaming, leurs valeurs et leurs principes ont été abordés.

PS : Téléchargement libre

MP3 - 6.2 Mo



Mapping vidéo & logiciels libres
Mike Latona aka Los Hermanos (Belgique)
http://loshermanos.prosite.com/51299/about
9 – 14 mai
SupiMax – Biscuiterie
Restitution publique le 16 mai - 21.00
Terrain Jet d’Eau


Depuis quelques années, les façades de bâtiments servent de supports à des projections d’un nouveau genre, le vidéo mapping. Cette technique permet d’utiliser les volumes urbains pour projeter des images, des animations ou de la lumière. Les VJs - ou vidéo-jockeys - véritables chefs d’orchestres du mapping, jouent ainsi avec les superposions d’images, les effets d’ombres et de lumières des supports. Ces réalisations sont conçues et animées au moyen de logiciels spécifiques, bien souvent payants.

Pour Afropixel 4, Mike Latona - aka Los Hermanos - professionnel international du veejaying, a proposé à des artistes sénégalais de disciplines variées (graphistes, grapheurs, veejays...) d’explorer le mapping encore peu développé en Afrique de l’Ouest, avec le logiciel open source MapMap.

Les travaux de l’atelier sont restitués au public lors de la soirée du 16 mai. L’atelier s’est déroule en partenariat avec l’École SupiMax, située sur le site de la Biscuiterie.


Partage des savoirs et cultures libres

Atelier jeunesse et média PD (Public Domain) Remix
28 –> 31 mai - 14.00 / 18.30 - REPORTÉ A SEPTEMBRE
Kër Thiossane – Fablab – Jardin


Kër Thiossane invitera des jeunes Sénégalais de 12 à 16 ans à remixer, au sein du fablab, des œuvres (arts plastiques, littérature, musique, vidéo, technique électronique ou mécanique) du domaine public international avec des œuvres africaines contemporaines sous licence libre.

Les œuvres africaines du domaine public étant de fait rares et payantes, c’est l’occasion de solliciter les artistes sénégalais, toutes disciplines confondues, pour qu’ils proposent une œuvre sous licence libre, qui pourra inspirer les jeunes au cours du Public Remix.

Atelier mis en œuvre par Kër Thiossane, en écho au symposium et aux ateliers Domain Remix proposés à Boston par Open Knowledge Foundation, Communia - Berkman Youth and Media for Internet and Society et l’Unicef, en avril 2014.


Jerry Cane : construction d’ordinateurs à base de pièces recyclées
En collaboration avec le Woelab - Togo
http://youtu.be/C30rlRCr6Pw
19 -> 21 mai
Fablab Defko Ak Ñëp


Jerrycan signifie bidon (récipient) en anglais. Un Jerry, c’est un ordinateur que l’on monte soi-même avec des objets récupérés et des matériels informatiques assemblés dans un bidon de 20 litres, sur lequel on fait tourner une application open source. Cet atelier Jerry Cane a pour projet d’ouvrir et de démocratiser les savoirs et technologies du numérique par la réappropriation grâce à la déconstruction, l’étude et le détournement d’usage. Il entend développer la prise de conscience des enjeux environnementaux et sociétaux des technologies, la promotion des modèles d’organisation ouverts, horizontaux et réutilisables.

Au cours de cet atelier ouvert à tous, les participants ont pu fabriquer un serveur Jerry, capable par exemple de gérer la messagerie d’une ONG ou l’administration d’une École/Université de plus de 1000 utilisateurs, un serveur qui offre une plateforme de formation en ligne ou de partage de documents et fichiers électroniques à des étudiants hors université, ou un simple ordinateur tournant sur un logiciel libre (Linux, Debian, Fedora…).


African Fabbers : design computationnel fabrication digitale et auto-construction
Paolo Cascone et Urban FabLab (Naples - Italie)
facebook : Urban FabLab / African Fabbers
2 -> 6 juin
Fablab - Terrain Jet d’Eau


Au cours de cet atelier, à partir des machines du fablab, des artisans menuisiers, des étudiants en architecture, des jeunes du quartier et de jeunes européens ont été invités par African Fabbers construisent les parties extérieures du fablab, en relation avec le quartier.

Les participants ont dans un premier temps abordé les techniques du design digital, pour réaliser les premières maquettes d’étude du projet. Ils ont développé ensemble un prototype de structure à l’échelle 1/1 en utilisant des techniques artisanales et des technologies avancées.

L’atelier s’est poursuit par une phase de construction du 7 au 12 juin, et un temps de restitution publique le 13 juin.


Savoir des plantes / Jardins de résistances dakarois

Cartographie des espaces verts de Dakar
En collaboration avec OpenStreetMap
Facebook : OpenStreetMap.Senegal
Twitter : @OpenStreetMapSn
2 & 3 mai + pendant tout le festival


La maîtrise et la régulation de l’information géographique sont devenues un enjeu économique, politique et social de premier plan. Bien que la composante géographique se retrouve dans quasiment tous les projets d’aménagement ou de développement, l’accès à une source numérique de données géographiques à jour, de qualité et ouverte, reste impossible au Sénégal.

Amorcé au Sénégal depuis mai 2012, le projet OpenStreetMap Sénégal (OSM SN) cherche à construire une base de données géographique libre du Sénégal en s’appuyant sur des méthodologies collaboratives. OpenStreetMap est un projet web qui a pour vocation de créer une carte libre du monde entier, basée sur le travail de contributeurs volontaires via des collectes de données (GPS, smartphones, cartes d’enquête), la numérisation d’images satellitaires, et la libération de bases de données géographiques publiques.

La Communauté OpenStreetMap Sénégal est invitée dans le cadre du festival Afropixel à organiser un atelier, dans lequel les participants vont cartographier les espaces verts de Dakar (jardins, parcs, zones de maraichages, espaces de micro-jardinages...), minoritaires dans la capitale, mais pourtant de plus en plus prisés par les Dakarois.

Après l’acquisition, la maitrise des outils logiciels et la collecte de données (GPS, walkingpaper, smartphone), les participants se rendent sur les zones cibles pour collecter les données (cartographiques et attributaires) des espaces verts de Dakar. L’édition se fait en parallèle, pour la réalisation d’une carte de classification et d’un plan d’accès aux espaces.


Recensement des plantes et outils libres
En collaboration avec Tela-Botanica _ http://fr-fr.facebook.com/telabotanica http://twitter.com/TelaBotanica
6 – 15 mai
Théâtre de l’Engouement, Ndougouman et IFAN Université, Dakar


Cet atelier mené dans la région de Dakar et de Toubab Dialaw (50 km de Dakar) vise à compléter l’inventaire et la cartographie de la flore d’Afrique de l’Ouest, à partir de données de terrain, grâce à des outils collaboratifs de saisie et de partage de données. Ce projet est mené avec l’expertise de Téla Botanica et des télabotanistes du Sénégal, dont le Laboratoire de Botanique de IFAN de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’atelier débute par une première phase de terrain : la collecte de données, avec une quinzaine de botanistes et d’enseignants, mais aussi des étudiants, des médecins traditionnels et des amateurs passionnés de Dakar, de Kédougou, du Burkina Faso et de Mauritanie.

La seconde phase s’articule autour de la création de fiches pour le sentier botanique et le recueil des savoirs traditionnels, permettant de valoriser les travaux de la première phase de terrain, et de les enrichir grâce à des entretiens croisés entre les détenteurs du savoir traditionnel et les plus jeunes, autour d’outils numériques libres.

Ces fiches botaniques “Smart’Flore”, réalisées par les participants, alimentent les sentiers botaniques proposés ensuite aux festivaliers. Les données collectées à l’aide des outils de Téla-Botanica sont publiées sous licence Creative Commons CC-by-sa et peuvent être diffusées, moissonnées, réutilisées par les différents acteurs de la communauté open data.


Jardin jet d’eau
Emmanuel Louisgrand Association Greenhouse
(Saint Etienne - France)
http://assogreenhouse.blogspot.com
http://www.dda-ra.org/fr/oeuvres/LOUISGRAND_Emmanuel


Dans les années 70, la Sicap était un quartier dakarois réputé pour sa propreté et la qualité de ses espaces de vie publics (espaces verts, résidences, Jet d’Eau...). Aujourd’hui, au grand regret de tous, le terrain commun des immeubles de la SICAP / Jet d’Eau situé à une centaine de mètres de Kër Thiossane et traversé chaque jour par les riverains, se caractérise par son manque de gestion collective, occasionnant insécurité, dépôt d’ordures et exercice anarchique d’activités.

Après plusieurs mois de concertation avec les habitants et la mairie de Sicap Liberté, Kër Thiossane amorce sur ce terrain, avec l’artiste jardinier Emmanuel Louisgrand et sa structure GreenHouse, un jardin artistique collaboratif : l’ébauche de ce jardin sera inaugurée le 16 mai 2014. Il constituera avec le temps un véritable îlot végétal, à la reconquête d’une qualité de vie bénéfique à tous.

Au-delà d’un espace de verdure, le jardin Jet d’Eau sera un lieu de création éphémère à la reconquête de la ville, un atelier à ciel ouvert où les publics seront conjointement acteurs et spectateurs. Avec cette nouvelle configuration du jardin s’ouvre un autre dialogue avec les habitants, invités à cultiver et à participer à l’œuvre et aux activités qui s’y développeront : ateliers pour enfants, sensibilisation aux questions d’environnement, d’alimentation et de développement durable, activités culturelles et scientifiques…


Débats publics et échanges participatifs


Partages des savoirs et de la culture dans une capitale comme Dakar
6 juin – 15.00 / 19.00
Kër Thiossane

Penser les enjeux d’une économie peer to peer dans une ville comme Dakar, c’est d’abord réfléchir à un modèle économique alternatif fondé sur le réseau, la coopération, l’échange, la création commune de valeur et l’allocation de ressources transitant par des interactions relationnelles plus que par les mécanismes des prix. Tout ceci dans un monde d’économies de plus en plus fondées sur le savoir, celui-ci étant désormais considéré comme le facteur de croissance économique le plus important.

Penser ces modèles alternatifs de partage de savoirs et de culture dans des villes africaines, c’est envisager ces possibilités dans des espaces culturels qui ont longtemps fondé leurs échanges sur des logiques de dons et contre-dons, sur une économie relationnelle dont les interactions sociales assuraient la circulation des biens et la création de richesses partagées hors des mécanismes du marché. C’est également penser ces modèles alternatifs dans des espaces qui aujourd’hui sont travaillés par les tendances lourdes de l’économie de marché, et où il est urgent de recréer les conditions de production de nouveaux biens.

Introduction en direct de l’Equateur par Michel Bauwens, en collaboration de Susana Moliner. Modérateur : Felwine Sarr, avec la participation de Jean-Charles Tall (architecte) et d’Abdourahmane Seck (historien et anthropologue), Mansour Cissé (Artiste) Fadel Barro (Coordinateur de Y’en a Marre) et Marion Louisgrand (Coordinatrice de Ker Thiossane).


La botanique et les semences libres
15 mai – 14.00 / 18.00
Théâtre de L’Engouement
Navette gratuite le matin à 9.00, le soir à 19.00

Face à l’érosion des savoirs traditionnels et à l’exploitation des ressources de la pharmacopée par les firmes pharmaceutiques, ce débat questionne la place des outils libres de partage de connaissances ethnobotaniques en Afrique de l’Ouest.

Quel niveau de protection des espèces végétales existe-t-il avec les outils libres ? Diffuser des données végétales libres permet-il de les protéger de la bio piraterie ? Que sont les semences sous licences libres ? Quels sont les droits attachés aux semences et aux variétés végétales ?

Proposent-elles une alternative aux modèles de l’agriculture marchande et aux OGM ?

Intervenants : Lionel Maurel, Mathieu Gueye (IFAN), Mathias, informaticien Téla Botanica, Jennifer Téla Botanica, Jean Goep (Nebedaye), Andrew Paterson (Pixelache), Frère Elie (Abbaye de Keur Moussa), Samuel Diémé (Réserve de Popenguine)


Les licences et la culture libre comme alternatives possibles aux droits d’auteur en Afrique
16 mai - 10.00 / 13.00
SupiMax – Biscuiterie

Dans le contexte d’économie créative naissante en Afrique, oú le droit d’auteur est présenté comme la source essentielle de revenus des auteurs, interprètes et producteurs/éditeurs, le système de licences et de culture libres a-t-il un intérêt pour les créateurs africains ?

Quasi inconnues des nombreux et talentueux artistes africains à ce jour, les licences libres peuvent-elles avoir un impact dans le développement de leurs carrières ?

La création africaine qui ne cesse d’inspirer le monde entier est-elle suffisamment protégée avec ce système de licences ?

Avant de débattre de ces questions, un panorama des différentes licences est fait par Primavera De Filippi, suivi d’une présentation des aspects juridiques de la culture libre et un exposé de leur déclinaison dans les secteurs de la musique, du livre, du cinéma, du jeu vidéo et des médias par le juriste Lionel Maurel, à travers une cartographie d’exemples de créations libres.

Avec Salah Malouli (Open Taqafa), Primavera De Filippi (Open Knowledge Foundation), Lionel Maurel (Calimaq) Aziz Dieng (Ministère de la Culture Sénégalais), Oumar Sall (Groupe 30), Didier Diop (Directeur SupiMax).


“Jang Out” pour l’École des Communs de Sicap
À écouter sur http://ker-thiossane.org/spip.php ?article17 et la page Ker Thiossane de Mixcloud


Sous la direction éditoriale de Susana Moliner, une équipe composée de journalistes sénégalais de Dakar (Manore FM, la Voix des Femmes), de sa banlieue avec Echos2Rue (Rufisque Tech Hub) et de la Radio Communautaire de Kédougou, couvre le festival et ses événements, par des débats, des interviews et des analyses. Grâce à cette webradio, les moments forts du festival sont partagés avec le plus grand nombre et peuvent être suivis à distance. 

Pendant tout le festival, la radio s’efforce également de faire découvrir les atmosphères, les espaces et les acteurs qui font marcher la transmission des savoirs au sein des communautés, dans le contexte d’une ville comme Dakar. En partenariat avec le Médialab Prado à Madrid et son “Laboratorio del Procomún”, les émissions réalisées dans le cadre du festival alimenteront la plate-forme “La Aventura de Aprender” site web des apprentissages collectifs.

Un patch de streaming, créé lors du Summerlab Casablanca 2013, est mis à disposition par OpenTaqafa pour la mise en ligne simplifiée des contenus par les journalistes.

Au programme, également une tranche spéciale “resistance(s)ound” autour de la notion de résistance intime ou collective dans les villes de Dakar, d’Alexandrie, Madrid et Bruxelles avec la participation de Ayman Assfour, Mohamed Ezz, Khaled Khaddal, Marta Vallejo et Radio Tram (Alexandrie), Kamen Nedev self/noise Radio (Madrid), Younes Baba Ali, Anna Raimondo avec Saout Radio (Bruxelles) Une proposition de La Companyia.


Sentiers pédestres Ndougouman et Dakar


Ndougouman

15 Mai – 11.00 / 12.30 • Ndougouman
Navette gratuite au départ du Rond-Point Jet d’Eau à 8.30

Un sentier pédestre est proposé aux festivaliers autour du Théâtre de l’Engouement. Au cours d’une balade botanique encadrée par des spécialistes, venez découvrir les quelques quatre-vingt espèces végétales de ce site exceptionnel, traversé par une source, où les paysages verdoyants se mélangent à ceux arides de la brousse. Une occasion d’observer ces espèces dans leur environnement local, d’apprendre à les reconnaître et de découvrir leur histoire.

Chaussures de randonnée, chapeau et lunettes, appareil photo et carnet de terrain sont à prévoir.

Dakar

17 Mai – 11.00 / 12.30 • Quartier Sicap
Rendez-vous à Kër Thiossane à 10.30

Contrairement à ce que l’on pense, le milieu urbain n’est pas dépourvu de végétaux d’intérêt. Certains espaces à l’abandon ont notamment favorisé l’installation de nombreuses espèces végétales. C’est ce que nous vous proposons de découvrir grâce à un sentier botanique matérialisé par des Qrcodes dans le quartier Sicap Liberté de Dakar.

En collaboration avec le réseau Tela Botanica et les spécialistes de l’IFAN, des fiches pédagogiques et ludiques sont accessibles via les smartphones, permettant de mieux connaître la biodiversité végétale de la ville.


Fablab Defko Ak Nëp
Espace de rencontre et de fabrication entre innovation numérique, création et savoirs traditionnels


Le fablab Defko Ak Niëp est un espace ouvert de fabrication de quartier, où chacun peut venir apprendre, expérimenter, transmettre ou produire. Defko Ak Ñëp mutualise des machines de fabrication et s’inscrit dans une démarche d’essaimage de la culture libre et du numérique, où priment les notions de partage et d’enrichissement des biens communs.

À travers des partenariats nouveaux entre artisans, créateurs, informaticiens, bricoleurs et habitants, cet espace explore le champ de la contribution de l’art, de la culture et des savoir-faire traditionnels à l’innovation durable, par la mise en pratique des concepts de la culture libre : une expérience à construire progressivement et collectivement, où l’émergence et le réseautage de projets technologiques opensource à finalité sociale sont favorisés.

Pour Afropixel, Defko Ak Ñëp met en vente un ensemble de créations en séries limitées, conçues à l’occasion de l’atelier Textile Motif Remix, ou réalisées avec les machines du fablab. Les bénéfices des ventes de ces articles seront répartis de manière équitable entre les créateurs et le fablab, sur le modèle économique d’une coopérative.


Inauguration Jardin jet d’eau

Soirée festive
16 mai – 20.45 / 0.00
Terrain Jet d’Eau – Kër Thiossane


Cette soirée de lancement de l’École des Communs se fera avec l’inauguration du Jardin Jet d’Eau et une programmation riche et festive, autour des créations issues des ateliers et des artistes invités, ainsi que les fresques réalisées sur le terrain par Al Khali et Deris (). Un temps convivial qui réunira habitant(e)s des immeubles, festivaliers, Dakarois et biennalistes autour d’un menu artistico-culinaire en faveur de l’amélioration du vivre ensemble.

Au menu de la soirée : Théâtre Forum (avec Kaadu Yarakh leur dernière pièce sur l’accaparement des terres), du mapping, du mix, du slam, de la danse, des concerts avec Baye Fall, Sarro et le Get sa feeling, Guena Guen, Kya...

Pour égailler vos papilles et tester des saveurs, un grand “ Thieré ak Mboum ” (couscous traditionnel sérère à la sauce de Nebeday), cuisiné en collaboration avec les élèves cuisinières du centre social de réinsertion de Liberté 3, les femmes du quartier, Ken Bugul, Salimata Wade et d’autres chefs, vous est proposé tout au long de la soirée à Kër Thiossane (tarif : 1 afro ou 500 CFA / 1000 frs CFA)

À l’occasion du Festival les chefs cuisiniers et amateurs sont invités à publier leurs recettes de “Thieré ak Mboum” sous licence libre sur le site de Kër Thiossane.


Appel aux artistes : mettez une oeuvre sous licence libre
pour l’atelier Public Domain Remix et la radio JangOut !


Les œuvres africaines du domaine public sont de fait rares et payantes. Afin de menez à bien l’atelier Public Domain Remix, du 28 au 31 mai, avec des jeunes Sénégalais invités à remixer, au sein du fablab, des oeuvres (arts plastiques, littérature, musique, vidéo, technique électronique ou mécanique) nous demandons aux artistes africains toutes disciplines confondues de mettre une de leur œuvre sous licence libre.

Les artistes musiciens proposant une œuvres pour ce projet seront largement diffusées et promotionné sur la webradio Jangout.

Vous pouvez nous envoyer vos créations au e-mail suivant : jangout.kerthiossane@gmail.com

Ce projet entend sensibiliser les artistes à une éthique de la mutualité, de la convivialité et à une manière de mieux faire partager avec le plus grand nombre la richesse de leur création avec un système de protection libre . Il encourage la réutilisation et le remixage d’œuvres, musiques, matériel dans le domaine public (c’est à dire pour lesquels le droit d’auteur a expiré) et montre à quel point le domaine public est précieux et source de créations dans tous les domaines de l’art et de l’invention.

Nous invitons chacun à aller s’informer sur les six licences Creative Commons sur notre site

Remerciements à l’ensemble de nos partenaires :